Rojo Vivo

by Borja Flames

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Philippe Ache
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Philippe Ache Le 1er album de Borja Flames avait été un vrai choc.
Ce second album est du même niveau, mais bouscule nos habitudes d'écoute.
On en attendait pas moins de ce grand monsieur, probalement soutenu par la discrète Marion Cousin.
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about

Deux ans après un premier album enchanteur, Nacer Blanco, le compositeur et chanteur d’origine espagnole Borja Flames, moitié du duo June & Jim aux côtés de la chanteuse Marion Cousin, est de retour avec un nouveau long format, Rojo Vivo. Membre à part entière de la famille des Disques du Festival Permanent, label de l’incontournable Gaspar Claus, Borja Flames s’adjoint cette fois le talent de Benoît de Villeneuve pour un mix qui envoie le tout dans un espace électronique / pop unique en son genre.

Nous nous étions à peine relevés de Nacer Blanco, à peine remis de la tournée échevelée qui s’en était suivie en quatuor, que Borja Flames ressort d’un bond de son drôle d’atelier, hirsute comme jamais, un nouveau monstre sur les bras.

Disque de fan hérétique apprenant des maîtres qu’il faut toujours trahir les maîtres et trahissant alors, d’un seul doigt d’honneur, tous ses pères, frères et cousins (Arthur Russell, Robert Ashley, Robert Wyatt et toute la famille du Saule, autres experts en contrebande), Rojo Vivo est un opulent brasier d’influences fracassées, à la fois autiste et mélomane, délaissant en grande part les mécaniques simples et déglinguées et les choeurs idiots-savant qui faisaient tourner Nacer Blanco sur lui-même pour se jouer entièrement de ressassements délicieusement volontaires et de digressions abruptes, tout au long d’une espèce d’opéra mineur qui vous hypnotise dans un dédale d’escalators pour mieux vous balancer dans le vide, quand vous vous y attendiez le moins.

Rojo Vivo est un album authentiquement cinglé, et doublement cinglé, en cela qu’il prône avec la même véhémence la méticulosité la plus extrême (rigueur rythmique, concentration des mélodies, ultra-précision architecturale) et le plus brusque lâcher prise (sauts intempestifs dans l’inconnu, dérèglements harmoniques, accès de violences chromatiques, comme si soudain d’épais tubes de peinture fauve giclaient partout sur la carte et sur les plans). Borja, de la voix suave qu’on lui connaît, psalmodie en espagnol, dans une frénésie de percussions aberrantes et d’éjaculations synthétiques, fissurée de traits de guitares obliques comme des sautes d’humeur plus ou moins rêveuses - une étrangeté en soi. A la fougue parfois un rien épileptique de son partenaire, Marion Cousin oppose une pente plus saturnienne, alanguissant de loin en loin d’abracadabrants riffs vocaux avec la fausse neutralité d’une horloge parlante ensorcelée, ou articulant des réponses bienvenues à des monologues qui n’en appelaient pourtant pas, ajoutant encore au trouble de l’ensemble, et à notre plaisir. Parce que oui, Rojo Vivo est une oeuvre de trouble et de plaisir, un grimoire numérique qu’on doit feuilleter à l’envers pour déchiffrer d’improbables chansons futuristes comme troussées par un Moondog technoïde, apprendre des danses absconses en même temps que certaines vérités neuves sur les soucoupes volantes, s’enivrer de mélopées dodelinantes arrachées à quelque continent noir de science-fiction, se fabriquer des idées folles à propos du folklore ordinateur.

Rojo Vivo paraît sur le label de Gaspar Claus, Les Disques du Festival Permanent, idéale auberge contemporaine pour les francs-tireurs qui comme Marc Melià, Sourdure ou Borja Flames, à la querelle sépia des anciens et des modernes préfèrent aujourd’hui guerroyer au nom d’une musique « vivante » avant tout.

Sing Sing

credits

released October 19, 2018

WRITTEN, PERFORMED and RECORDED by Borja Flames
with Marion Cousin (Vocals on 2, 3, 6, 8, 9)
Renaud Cousin (Percussions on 4, 6) and
Élg (vocals on 11)
MIXED by Benoît de Villeneuve
MASTERED by Rémi Salvador & CLIMAX MASTERING

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Les Disques du Festival Permanent Paris, France

Record label created and curated by Gaspar Claus.

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